Voilà un an que celui avec qui j'avais passé amoureusement la deuxième paire de décennies de ma vie en était sorti, de ma vie. A mon instigation, certes, mais de son fait au final.
Que dire, un an plus tard ?
En vivant la vie "au foyer" qu'il menait, je me mets à comprendre certaines de ses réactions et je touche du doigt le quotidien qu'il avait. Avec une efficacité toute mienne qui ne remet pas en question les exigences que j'avais et l'agacement à ne voir rien avancer... Mais bon, à d'autres moments je n'ai sans doute pas su comprendre ou entendre ses demandes d'aide, de soutien, de temps pour souffler.
En retrouvant ma liberté, mon espace, ma couvée, aussi, je me rends compte que c'est ça qui compte pour moi le plus. Et j'ai du mal, justement, à remettre en cause tout cela en reconstruisant depuis 5 mois avec mon actuel compagnon... Il me faut faire des concessions que j'avoue ne plus avoir envie ou la patience de faire. Comme si j'avais donné une chance à un homme et que c'était tout, tant pis pour les autres... pas cool, la meuf !
En renouant avec la vie de couple, mais avec un autre, je me prends des remarques que mon ex-mari avait pu me faire, au bout de bien des années (il avait du mal à dire quoique ce soit, il faut dire). Je constate hélas que ce qu'il n'aimait pas chez moi, ce qui l'agaçait, en fait de même avec cet autre homme qui partage mon quotidien. Je serais donc incurable ? Le pire, c'est que ça ne me donne même pas envie de changer sur ces points-là, car ce sont des aspects de ma personnalité qui par ailleurs me portent, me construisent, bref me définissent. Et j'ai envie d'être moi. Si ça plaît, tant mieux, reste. Si ça plaît pas, tant pis, pars. Simple et radical... une crise de quarantaine et d'égoïsme permanente en quelques sortes...
Bref, aujourd'hui je ne regrette rien de la séparation, je découvre des pistes de compréhension du passé et je ne suis pas inquiète pour l'avenir. Une sorte de sérénité qui m'habite que je reste en couple ou retrouve mon célibat.
Je crois que je suis enfin moi et j'aime ça.
Qui m'aime me suive, et les autres, ma foi... bon vent !
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