#2- La Renarde se sépare du père des renardeaux. Bientôt 18 ans de cohabitation plutôt heureuse, mais qui n'a plus lieu d'être.
Pour le moment la vie s'organise avec papa en bas, maman en haut, comme dans la chanson... mais papa cherche activement du boulot (il est au chômage depuis fin juillet) pour se trouver sa propre tanière en ville, à une heure d'ici.
Ils se renseignent sur les procédures de divorce, amiable, très amiable. Ils parlent librement de tout et sont principalement d'accord, sur le fonds comme la forme.
La Renarde gardera ses renardeaux chez elle, le toit est gratuit et spacieux. Pas de déracinement pour eux, et l'aide de la mère de la Renarde à proximité. C'est précieux.
Le père des renardeaux ne pensait pas demander plus que les fameux "un week end sur deux et la moitié des vacances scolaires" mais la Renarde s'est offusquée ! Les renardeaux ont profité de la présence paternelle 24h/24 pendant 12 ans, ne le voir qu'une semaine sur deux semble totalement aberrant ! La Renarde souhaite qu'il vienne dîner avec eux au moins une fois par semaine et qu'il tente de leur accorder, même si c'est à tour de rôle, au moins un de ses jours de repos de la semaine. De toutes façons il pourra librement venir voir ses renardeaux, qui pourront aussi aller le voir autant qu'ils veulent, mais la Renarde insiste sur le fait que les adultes ne doivent pas négliger la quantité de présence paternelle et y veiller sérieusement.
Quant aux vacances. Les élèves en ayant tellement plus qu'un adulte condamné aux 5 semaines par an, la Renarde pense que le pater devra se conserver une partie de ses propres vacances sans ses enfants, pour son plaisir et celui de sa compagne, pour souffler de tout. Donc pour le coup, que la convention ne lui donne pas des obligations de garde excessives durant les périodes de vacances.
La Renarde espère que son actuel conjoint trouvera vite du boulot et un logement. La situation actuelle est trop pleine de ?? pour être agréable. Où vivra-t-il ? à quel rythme bossera-t-il ? On ne peut rien prévoir tant qu'on ne sait pas cela.
Quant au divorce, elle n'était pas prête pour le demander de suite, mais c'est lui qui en a parlé.
Certes c'est elle qui lui a avoué ne plus être amoureuse il y a un an. Certes c'est elle qui a demandé de faire chambre à part début juin. Certes c'est elle qui l'avait trompé, puis conservé un amant dont il connaissait l'existence, avant que lui ne retrouve son amie. Certes.
Mais finalement c'est lui qui souffre d'avoir encore un lien marital avec elle. C'est lui qui veut que sa compagne ait une place plus officielle rapidement. C'est lui qui a demandé à divorcer vite et entrepris les premières démarches.
La Renarde voulait rompre son lien marital pour être libérée et libérer son mari. Finalement il la quitte pour une autre, ce qu'elle ne fait pas. C'est un peu le monde à l'envers, et ça bouscule par la rapidité du retournement de situation.
Ils vont donc rapidement divorcer, c'est ainsi. Et c'est sans doute mieux. Divorcer tant que l'entente est parfaite, tant qu'aucune tierce personne ne puisse influencer les décisions, tant que la situation économique permet de le faire à moindre coût. Et puis ce sera fait, comme de toutes façons il n'est pas question de remettre cette décision en cause.
La Renarde constate qu'une page se tourne.
Elle en est apaisée.
Une autre pourra s'écrire, mais rien ne presse, vraiment. Et puis chaque chose en son temps.
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