Avant de sortir de sa tanière, en s'étirant, la renarde fait le point sur sa vie. Analyser le passé qui l'a conduit là pour en préserver le bon et éviter le mauvais. C'est parfois douloureux, mais nécessaire.
#1- LaRenarde n'a plus de revenus. Clôture de sa profession libérale en cours, elle n'a pour l'instant aucun statut et droit à rien. Au mieux ce sera quelques euros du RSA et c'est tout. Peu importe, la question est surtout... que faire ?
Les données :
- on ne vit pas avec 4 enfants de l'air du temps. Le RSA ne suffira pas à la famille, et le couple se séparant, ça n'arrangera rien. Il faut donc trouver le moyen de rentrer de l'argent.
- la renarde est lasse, très lasse. La fin de son activité libérale s'est mal passée et l'a laissée en mauvais état, surtout intellectuellement. Elle sait qu'elle n'aurait pas de difficulté à se vendre mais qu'elle serait incapable d'assumer derrière. A quoi bon se griller auprès de potentiels employeurs ? Ne vaut-il pas mieux attendre d'être réparée pour bosser ?
- la renarde écrit depuis 30 ans. Les amis lecteurs de la renarde la pousse à se faire publier depuis plus de 15 ans. La renarde a une opportunité d'écriture avec publication qu'elle saisit. La renarde aimerait prendre cela comme un tremplin et conserver du temps à consacrer sérieusement à l'écriture. Pas sur un coin de bureau un sandwich à la main entre midi et deux. Pas le soir en rentrant crevée du boulot. Non, du vrai temps de qualité pour écrire.
Alors que faire ?
Reprendre une activité à responsabilité qui permettrait à la famille de souffler financièrement ? Rembourser les dettes (merci maman), finir les travaux de la maison, permettre aux enfants de poursuivre leurs activités et leur offrir encore du rêve ?
Oui, mais... Mais ça veut dire déjà être capable d'assurer au taff et ça, c'est pas dans l'immédiat. Ca veut dire forcément à une heure de route de la maison. Ca veut dire beaucoup d'heures par semaine. Ca veut donc dire beaucoup de garderie (coûteuse en plus) pour les enfants et donc perte de leur qualité de vie actuelle. Ca veut dire n'être encore pendant des années qu'un rapporte-pognon et mettre de côté ses passions, par fatigue excessive. Ca veut dire ne pas se mettre à écrire.
Se contenter du RSA, pension, démerdes et petites ventes ? Ainsi préserver la qualité de vie et s'occuper des enfants (rattraper les années d'absence où le père s'en occupait seul). Ainsi pouvoir écrire dans de bonnes conditions. Ainsi avoir le temps de se reconstruire à l'abri de la pression du boulot.
Oui, mais... Mais ça veut dire une précarité financière énorme, une situation toujours tendue. Ca veut dire les dettes qui ne seront pas vite remboursées et vont miner le moral.
Cumuler les petits boulots à la place du RSA ? Genre un boulot alimentaire à mi ou trois-quart temps, un truc où on ne réfléchit pas + reprendre la couture et vendre un peu (les marchés de Noël approchent) etc...
Ca revient un peu à ce que je disais ci-dessus. Avec la difficulté de trouver un boulot pas trop loin à temps partiel qui paye plus que de ne rien faire au RSA. Et ça c'est pas gagné !
Ou alors gagner au loto.
Bref, la Renarde est un peu paumée quant à son avenir professionnel et financier (c'est lié).
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